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Le travail de Tod explore le potentiel transformateur de la peinture à l’ère de la circulation des images numériques, caractérisée par des vitesses de transmission toujours plus rapides et un déficit d’attention généralisé. Ses œuvres abordent cette mutation à travers l’immobilité et l’ambiguïté. Des événements périphériques, des instants fugaces et des rencontres fortuites sont placés au premier plan, créant ainsi de nouveaux territoires imaginaires. Des fragments visuels tirés d’Internet, de la télévision et de l’histoire de l’art sont recombinés et effacés de manière ludique. Les zones d’exclusion sont mises en avant, remettant en question la primauté du centre sur la périphérie. Des couches de glacis transparents sont superposées pour créer une faible profondeur de champ qui reproduit la luminosité de l’écran. Ici, les éléments figuratifs et non figuratifs se rencontrent, entrent en collision et s’influencent mutuellement. Des zones de couleur fluctuantes et des masses de peinture sont agrandies et mises en avant. L’ambiguïté nous invite à spéculer, à créer du sens de manière ludique, offrant ainsi un contrepoint à la nature dirigée et surveillée de nos vies numériques.
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Emma Tod a étudié la peinture à la Falmouth School of Art avant d'obtenir son master en arts plastiques (MFA) à la Slade School of Art de l'University College London. Elle a été sélectionnée pour l'exposition « Bloomberg New Contemporaries » et a été membre de plusieurs associations d'artistes, notamment Gasworks et le Lux Critical Forum. Elle a exposé à de nombreuses reprises au Royaume-Uni et à l'étranger, notamment à l'ICA et à la Royal Academy, et a participé à des résidences artistiques à Budapest et au Cap. Emma est maître de conférences en beaux-arts à l’Université des Arts de Londres. Récemment, elle a été présélectionnée pour le John Moores Painting Prize et le Contemporary British Painting Prize, où elle a reçu le Blyth Gallery Award.

