Les joueurs de Saccomazzone
Bois, mastic à plâtre, peinture au latex, huiles, gomme-laque, laiton, pâte époxy, rognures d’ongles
38 x 44 x 2 cm
2024
« Saccomazzone Players » passe d’un chemin à l’autre grâce à la lisibilité immédiate de l’image.
L'image représentée sur les deux panneaux s'inspire d'une illustration d'une sculpture en bronze : « Les joueurs de saccomazzone », d'Orazio Mochi, 1616-1626. Dans le jeu italien du saccomazzone, pratiqué au XVIIe siècle, deux jeunes gens aux yeux bandés se frappaient mutuellement avec un tissu noué, sans retirer leur autre main d'un objet central qu'ils tenaient à deux.
En contre-jour, l’antagonisme mutuel des paires se détache sur un fond aveuglant de terreur phénoménale et anticipée, d’un jaune pâle comme la craie. La disposition de la paire de gauche, avec son débris rectangulaire et sa rayure de défonceuse, et de la paire de droite, qui lui fait écho, sur une légère élévation et un pivot, déclenche une série de décalages. De minuscules sphères noires brillantes sont placées à des endroits précis sur les panneaux, leur ordre d’insertion ayant été planifié à l’avance en fonction de leur importance visuelle. Les sphères sont insérées dans cet ordre, ajustées minutieusement à chaque étape en fonction de l’inclinaison fortuite du trou fraisé précédent. Suspendue en bas, une tige en laiton ornée de rognures d’ongles suggère une inclinaison finale. Ces ajustements finement dosés, mis en contraste avec la surface du plâtre à la finition soignée mais viscérale, créent un effet optique troublant.
Les joueurs de Saccomazzone
Bois, mastic à plâtre, peinture au latex, huiles, gomme-laque, laiton, pâte époxy, rognures d’ongles
38 x 44 x 2 cm
2024
« Saccomazzone Players » passe d’un chemin à l’autre grâce à la lisibilité immédiate de l’image.
L'image représentée sur les deux panneaux s'inspire d'une illustration d'une sculpture en bronze : « Les joueurs de saccomazzone », d'Orazio Mochi, 1616-1626. Dans le jeu italien du saccomazzone, pratiqué au XVIIe siècle, deux jeunes gens aux yeux bandés se frappaient mutuellement avec un tissu noué, sans retirer leur autre main d'un objet central qu'ils tenaient à deux.
En contre-jour, l’antagonisme mutuel des paires se détache sur un fond aveuglant de terreur phénoménale et anticipée, d’un jaune pâle comme la craie. La disposition de la paire de gauche, avec son débris rectangulaire et sa rayure de défonceuse, et de la paire de droite, qui lui fait écho, sur une légère élévation et un pivot, déclenche une série de décalages. De minuscules sphères noires brillantes sont placées à des endroits précis sur les panneaux, leur ordre d’insertion ayant été planifié à l’avance en fonction de leur importance visuelle. Les sphères sont insérées dans cet ordre, ajustées minutieusement à chaque étape en fonction de l’inclinaison fortuite du trou fraisé précédent. Suspendue en bas, une tige en laiton ornée de rognures d’ongles suggère une inclinaison finale. Ces ajustements finement dosés, mis en contraste avec la surface du plâtre à la finition soignée mais viscérale, créent un effet optique troublant.