Verre, eau, résine écologique, laine, aluminium, acier inoxydable, tuyaux en PVC, réservoir d'eau et pompe.
120 × 80 × 65 cm
2025
£4,400
€5,100
Renseignez-vous ici
Ces œuvres récentes constituent la réponse d’Oates à un travail de recherche en cours sur le pergélisol, dans lequel elle met en dialogue les processus métaboliques de la glace en dégel avec les notions de temps, d’observation et de structures du savoir. Ces sculptures offrent un prisme à travers lequel observer ce qui se trame sous terre.
Dans Future Obscura , Oates s’intéresse au développement du verre borosilicaté destiné aux appareils de laboratoire, un matériau essentiel à notre compréhension des processus chimiques et matériels. La verrerie de laboratoire a permis d’isoler et de distiller les objets d’étude, tandis que les lentilles ont étendu notre vision à des échelles dépassant le cadre humain. Pourtant, l’observation elle-même modifie ce qui est observé – comme l’illustre parfaitement l’expérience des fentes doubles en physique quantique – et un paradoxe similaire apparaît lorsqu’on fore un puits pour surveiller le rythme de la fonte des glaces dans les régions de pergélisol. Ce geste apporte à la fois clarté et chaos. À l’instar des transmutations de la glace et de l’eau du pergélisol, le verre n’est jamais totalement stable, mais constitue plutôt un « solide amorphe », un futur obscur.
Ici, Oates utilise du verre borosilicaté pour contenir des visions déformées. L’eau s’écoulant à travers les plans horizontaux de la sculpture dynamise encore davantage le système, tandis que son cadre d’apparence rigide évoque les piliers familiers du savoir scientifique. Pourtant, les connecteurs amovibles de la structure permettent théoriquement une reconfiguration continue, reflétant les fondements changeants des hypothèses, de la sensibilité des instruments et des modes de perception, tandis que des « moustaches capteuses » et des réticules de visée prolongent ce dialogue en rappelant les outils d’expérimentation conçus pour ces environnements fragiles.
Ces œuvres sont en perpétuelle évolution, comme si elles percevaient leur propre existence, le mouvement de l’eau, le souffle de la vapeur, conséquence de l’interaction de processus dynamiques sous-jacents. Elles guident notre regard sur leurs surfaces, nous entraînant à travers l’incertitude. Nous finissons par comprendre que le contrôle ne nous a jamais appartenu.
Verre, eau, résine écologique, laine, aluminium, acier inoxydable, tuyaux en PVC, réservoir d'eau et pompe.
120 × 80 × 65 cm
2025
£4,400
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Ces œuvres récentes constituent la réponse d’Oates à un travail de recherche en cours sur le pergélisol, dans lequel elle met en dialogue les processus métaboliques de la glace en dégel avec les notions de temps, d’observation et de structures du savoir. Ces sculptures offrent un prisme à travers lequel observer ce qui se trame sous terre.
Dans Future Obscura , Oates s’intéresse au développement du verre borosilicaté destiné aux appareils de laboratoire, un matériau essentiel à notre compréhension des processus chimiques et matériels. La verrerie de laboratoire a permis d’isoler et de distiller les objets d’étude, tandis que les lentilles ont étendu notre vision à des échelles dépassant le cadre humain. Pourtant, l’observation elle-même modifie ce qui est observé – comme l’illustre parfaitement l’expérience des fentes doubles en physique quantique – et un paradoxe similaire apparaît lorsqu’on fore un puits pour surveiller le rythme de la fonte des glaces dans les régions de pergélisol. Ce geste apporte à la fois clarté et chaos. À l’instar des transmutations de la glace et de l’eau du pergélisol, le verre n’est jamais totalement stable, mais constitue plutôt un « solide amorphe », un futur obscur.
Ici, Oates utilise du verre borosilicaté pour contenir des visions déformées. L’eau s’écoulant à travers les plans horizontaux de la sculpture dynamise encore davantage le système, tandis que son cadre d’apparence rigide évoque les piliers familiers du savoir scientifique. Pourtant, les connecteurs amovibles de la structure permettent théoriquement une reconfiguration continue, reflétant les fondements changeants des hypothèses, de la sensibilité des instruments et des modes de perception, tandis que des « moustaches capteuses » et des réticules de visée prolongent ce dialogue en rappelant les outils d’expérimentation conçus pour ces environnements fragiles.
Ces œuvres sont en perpétuelle évolution, comme si elles percevaient leur propre existence, le mouvement de l’eau, le souffle de la vapeur, conséquence de l’interaction de processus dynamiques sous-jacents. Elles guident notre regard sur leurs surfaces, nous entraînant à travers l’incertitude. Nous finissons par comprendre que le contrôle ne nous a jamais appartenu.